Union des écrivaines et des écrivains québécoisUnion des écrivaines et des écrivains québécois

Nouvelles et communiqués

Retour à la listeMembres de l'UNEQ (Faits saillants)

27 février 2010

L'Union des écrivaines et des écrivains québécois a le regret de vous informer du décès de Madeleine Ferron


 
Madeleine Ferron
24 juillet 1922 – 27 février 2010
 


Écrivaine, Madeleine Ferron a terminé des études secondaires en 1940 chez les Soeurs de Sainte-Anne à Lachine. En 1945, à titre d'auditrice libre, elle a fréquenté la Faculté des lettres de l'Université de Montréal, et, en 1960, elle a suivi des cours d'ethnographie à l'Université Laval. En 1945, elle épouse Robert Cliche et vit pendant 32 ans dans la région de la Beauce, source d'inspiration de ses oeuvres. Elle a collaboré à plusieurs revues et journaux dont Le Devoir, L'Actualité, Liberté, Châtelaine, Maclean's, Possibles, Critère, Le Sabord et L'Information médicale. À partir de 1978, elle a participé à plusieurs émissions de radio et de télévision. Elle était membre du conseil d'administration de plusieurs organismes publics, de même que présidente d'Épilepsie Québec et de la Fondation Robert-Cliche. Madeleine Ferron a aussi été commissaire à la Commission des biens culturels du Québec de 1975 à 1984.

Madeleine Ferron a remporté le premier prix du Concours de nouvelles historiques avec Napika, publiée dans la revue Châtelaine. Elle a également reçu le Prix des Éditions de La Presse en 1982. Deux de ses oeuvres, La fin des loups-garous et Le Baron écarlate, ont respectivement eu des mentions pour le Prix France-Québec (1967) et pour le Prix littéraire de la ville de Montréal (1972). Depuis 1992, elle est Chevalier de l'Ordre du Québec.

L'écriture de Madeleine Ferron est raffinée et discrète, sans effets de style. Elle peint avec la lucidité de l'ethnographe des êtres authentiques aux sentiments contenus et contradictoires. Elle captive aussi son lecteur grâce à des passages où rêves, magie et mythes se mêlent aux vies modestes qu'elle décrit.
 
Le fleuve, tout éclatant de lumière, s’éloigne vers l’est en étreignant les îles avant d’aller se coller, arrondi, à la côte de Beaupré. Puis les falaises s’élèvent, se gonflent en direction de Charlevoix, là où le fleuve se réinvente une splendeur.
Le matin, du recueil de nouvelles Un singulier amour, Éditions Boréal, 1987

De l’autre côté du barachois, un étang se noie sous un couvert de joncs et de quenouilles. Des hérons bleus y sont piqués, silencieux et immobiles. Quelques-uns, le cou à l’horizontale, attendent que se faufile entre deux tiges l’éventuelle proie. D’autres, le col tendu, le bec pointé vers l’infini, poursuivent leur contemplation solitaire.
Le voyage à Percé, du recueil de nouvelles Un singulier amour, Éditions Boréal, 1987


Le Devoir

En Beauce.com

La Presse canadiennte - Marie-Paule Villeneuve

Le Soleil

Le Devoir - Alexandre Shields
L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains. En savoir plus
Web design = Egzakt ©UNEQ    Mise à jour : 8 septembre 2010
Conseil des arts et des lettres du Québec Conseil des Arts du Canada Conseil des arts de Montréal Gouvernement du Québec